La fête des pères est un jour très spécial chez Blenders. Et le fondateur de l'entreprise, Chase Fisher, apprécie plus que quiconque l'héritage qu'un père peut transmettre.
Un jeu de pouces
Dans L'Enfer du dimanche (1999), Tony D'Amato, incarné par le grand Al Pacino, prononce ce qui est devenu l'un des discours les plus célèbres du cinéma sportif. Alors que se déroule l'un des matchs les plus importants de leur carrière, avec une place en séries éliminatoires en jeu, l'entraîneur vieillissant s'adresse à une équipe décimée par les blessures et minée par les tensions et la méfiance. Son discours – un monologue vibrant et inspirant, surgi de nulle part – exhorte ses joueurs à se souvenir que la vie, comme le football, se joue à peu de choses près.
Le plaidoyer passionné de Pacino est certes inspirant, mais c'est aussi un avertissement : même les moments apparemment insignifiants comptent. Et les choix que nous faisons dans ces moments-là, surtout quand on est au plus bas, façonnent nos vies. Pas à pas, action après action… on guérit ou on s'effondre. On prend la décision consciente de se relever ou de s'abandonner.
Chez Blenders, nous avons toujours affirmé que la vie se résume à la façon dont on la vit ; soit on avance, soit on se retourne et on se contente de moins. Ce principe n’est pas anodin, et il vient d’en haut.
Amour, perte et le langage du cinéma
Juste avant la sortie de L'Enfer du dimanche, il y a eu Jerry Maguire. Tom Cruise y incarnait un agent sportif arrogant mais idéaliste (Maguire) qui traverse une période extrêmement difficile. En un instant, Maguire perd son gagne-pain et sa fiancée. C'est un véritable bouleversement.
Assis dans un cinéma californien en décembre 1996, Haig, en pleine tourmente, assistait à la descente aux enfers de Maguire à l'écran. Son magasin « Twist N' Shout », situé sur State Street à Santa Barbara, était un échec. Le concept, qui consistait à faire du playback et à créer un clip vidéo, était trop novateur pour l'époque : la génération TikTok était arrivée vingt ans trop tard pour Haig. Avec la perte de son commerce, il perdit également sa maison et, finalement, sa femme.
Haig passait ses matinées à vendre des objets de collection sportifs. Ses soirées étaient consacrées à la promotion de services de crémation. Entre les deux, il s'évadait en allant au cinéma et en élevant ses deux jeunes enfants.

Un rebondissement que vous aviez totalement anticipé : l’un de ces enfants deviendrait Chase, le fondateur de Blenders. (Oliver Stone ou Cameron Crowe auraient sans doute mieux géré ce « rebondissement » que moi.)
Assis dans cette salle de cinéma en cette fin décembre, encore sous le choc des récents bouleversements de sa vie, Haig Fisher se reconnaissait sans doute un peu dans le combat intérieur de Cruise, abattu, à l'écran. Mais si Jerry Maguire résonnait en lui sur le plan thématique, son impact allait aussi se révéler concret.
Montrez-moi la marque déposée
Quelques minutes plus tard, un seul joueur accepte de représenter Maguire après le départ de Jerry de son agence : Rod Tidwell (Cuba Gooding Jr.), l'impétueux et flamboyant receveur des Cardinals de l'Arizona. Mais avant cela, Tidwell fait vivre un véritable enfer à Maguire en lui lançant : « MONTREZ-MOI L'ARGENT ! »
Frappé par le charme indéniable et simple de cette phrase, Haig sortit en trombe du cinéma, se précipita au Sears du coin, acheta un paquet de t-shirts blancs et fit imprimer le slogan « Show Me The Money » par Kinko's en gros sur chacun d'eux. C'était une tentative de conversion en quatrième tentative, le genre de coup qu'on tente quand on pense avoir pris la défense par surprise. Haig savait que d'autres seraient sensibles au potentiel de cette phrase, mais il était convaincu de pouvoir les devancer.
Il avait raison. Vingt-six autres personnes avaient déposé une demande pour une marque de vêtements similaire, dont TriStar Pictures, le studio hollywoodien à l'origine du film. Mais Fisher fut le premier.
Au cours des mois suivants, TriStar tenta d'obtenir les droits de marque, mais Haig se montra aussi inflexible que Rod Tidwell. Finalement, ils lui firent une offre alléchante, et grâce à cet argent, il acheta la maison de Santa Barbara où il vit encore aujourd'hui. L'année suivante, il fonda Trademarks, Etc. , transformant son coup de génie dans le domaine du cinéma en une carrière lucrative dans le secteur des marques, qui continue de prospérer.
Quel retour épique !
Les pêcheurs, le cinéma et le mouvement vers l'avant
« Un demi-pas trop tôt ou trop tard, et c'est raté. Une demi-seconde trop vite ou trop lentement, et c'est manqué. Les centimètres qui nous manquent sont partout autour de nous. Ils sont à chaque instant du jeu, à chaque minute, à chaque seconde. Dans cette équipe, on se bat pour chaque centimètre. »
Dans Le Monde enfer, Tony D'Amato (interprété par Pacino) revient sur ses erreurs passées. Il a dilapidé sa fortune et s'est éloigné de tous ceux qui l'ont aimé. À l'instar de Jerry Maguire – et du père de Chase, Haig –, il a compris que c'est souvent dans l'épreuve qu'on apprend le plus de la vie.
Si beaucoup d'entre nous ont tiré des enseignements de Jerry Maguire et de L'Enfer du dimanche depuis leur sortie, Chase, lui, n'a pas eu besoin de s'appuyer sur les personnages incarnés par Cruise et Pacino. Il a puisé son inspiration chez son propre père et dans la compétition acharnée qu'il a menée – et gagnée – dans la vie réelle.

Chase, à l'instar de son père lors de cette journée mémorable de 1996, s'est juré de ne jamais être « trop lent d'une demi-seconde ». Cette éthique, cette conviction de se retrousser les manches et de faire bouger les choses, est inscrite dans l'ADN même de Blenders. C'est ça, « avancer sans cesse ». C'est ce qui a toujours été le cas.
Travail acharné. Détermination. Persévérance. Oui, Chase n'a jamais eu besoin d'apprendre ça dans un film.
Il l'a appris des meilleurs.
Bonne fête des pères à tous !

0 commentaire